Veille bibliographique : COVID-19 et symptomatologie

dernière modification de cette page : 08/05/2020

  • 18/05/2020 Syndrôme de Kawasaki

Verdoni L, Mazza A, Gervasoni A, Martelli L, Ruggeri M, Ciuffreda M, et al. An outbreak of severe Kawasaki-like disease at the Italian epicentre of the SARS-CoV-2 epidemic: an observational cohort study. Lancet Lond Engl. 13 mai 2020.

Etude observationnelle rétrospective italienne s'intéressant au syndrôme de Kawasaki chez les enfants. Elle comparait les malades pris en charge d'en un hôpital avant le début de l'épidémie de COVID-19 en Italie contre les malades pris en charge dans le même hôpital après le début de l'épidémie. L'incidence était significativement plus importante (0,3 par mois avant contre 10 par mois après l'épidémie (p < 0,00001). La gravité du syndrome était plus importante : anomalies échocardiographiques (2/19 patient (10 %) vs 6/10 patients (60 %), p = 0,0089), le syndrome de choc de la maladie Kawasaki (nécessitant des soins intensifs) (0/10 patients (0 %) vs 5/10 patients (50 %), p = 0,021) et le syndrome d'activation macrophagique (maladie entraitant une dérégulation de la réponse immunitaire cytokinique, souvent mortelle) (0/10 patients (0 %) vs 5/10 patients (50 %), p = 0,021).


  • 18/05/2020 Enfants

Ludvigsson JF. Systematic review of COVID-19 in children shows milder cases and a better prognosis than adults. Acta Paediatr Oslo Nor 1992. 2020;109(6):1088‑95.

Revue systématique de la littérature suédoise s'intéressant aux données disponibles pour les enfants atteins de COVID-19. Elle retrouve que les enfants représentent entre 1 et 5 % des cas dans le monde. Elle retrouve que les symptômes sont aussi très variables : syndrome pseudo-grippal, sifflements respiratoires (type sibilants), diarrhée et/ou vomissements. La gravité est très faible, sauf peut-être chez les moins de 1 an. Des cas critiques sont encore plus rares de 0,6 à 1,8 %). Dans l'une des études citées, tous les enfants hospitalisés en soins intensifs avaient au moins une comorbidité. Il semble que la mortalité est très faible (sans détails dans cet article).


  • 13/05/2020 Lésions dermatologiques

Tang K, Wang Y, Zhang H, Zheng Q, Fang R, Sun Q. Cutaneous manifestations of the Coronavirus Disease 2019 (COVID-19): a brief review. Dermatol Ther. 7 mai 2020;

Revue narrative chinoise de la littérature s'intéressant aux éruptions cutanées chez des patients positifs au COVID-19. Elle inclue 16 études pour 256 patients positifs présentant des signes cliniques dermatologiques. L'exanthème était très variable. Il était présenté principalement par une éruption érythémateuse, prurigineuse et vésiculeuse (équivalent de varicelle). Des pétéchies, de la livedo ou des réactivations d'herpès étaient aussi observés. L'éruption débutait au tronc et s'étendait à l'ensemble du corps.


  • 01/05/2020 Intérêt des signes cliniques

Fontanet A, Tondeur L, Madec Y, Grant R, Besombes C, Jolly N, et al. Cluster of COVID-19 in northern France: A retrospective closed cohort study. medRxiv. 23 avr 2020;2020.04.18.20071134 .

Etude de cohorte rétrospective sur 661 participants dans l'Oise. Les symptômes et les sérologies ont été étudié. L'âge moyen était de 37 ans (IC95 % [16;47]). 25,9 % des sérologies étaient positives. Les patients positifs aux sérologies étaient considérés comme malade. Le tableau 1 rapporte les valeurs diagnostics de chaque symptôme. Le tabagisme était associé à un risque d'infection inférieure (OR = 0,23 IC95% [0,09;0,59]). Dans un échantillon de prélèvements réalisés auprès de l'établissement français du sang, il y avait 3 % de positivité des sérologies.

Le rapport de vraisemblance positif (RV+) est le rapport entre la probabilité de présenter un test positif quand la personne est malade et la probabilité de présenter un test positif quand la personne n'est pas malade. Un RV+ de 2,2 permet de multiplier la probabilité de la maladie par 2,2 s'il est présent.

Le rapport de vraisemblance négatif (RV-) est le rapport entre la probabilité de présenter un test négatif quand la personne est malade et la probabilité de présenter un test négatif quand la personne n'est pas malade. Un RV- de 0,7 permet de multiplier la probabilité de la maladie par 0,7 s'il est absent.

Ainsi, si la prévalence de la maladie est de 3 % dans la population générale et si un patient présente de la fièvre. Alors la probabilité de la malade passe à 6,6 %. S'il n'en a pas, elle passe à 2,1 %.

Tableau 1 : valeurs diagnostiques intrinsèques pour chaque symptômes indépendemment
Tableau 1 : valeurs diagnostiques intrinsèques pour chaque symptômes indépendemment

  • 24/04/2020 Anosmie et agueusie dans le COVID-19

Yan CH, Faraji F, Prajapati DP, Boone CE, DeConde AS. Association of chemosensory dysfunction and Covid-19 in patients presenting with influenza-like symptoms. Int Forum Allergy Rhinol. 12 avr 2020;

Etude états-unienne s'intéressant aux symptômes cliniques de 262 patients ayant été testés par PCR. L'anosmie et l'agueusie étaient plus fréquemment retrouvées chez les patients COVID-19 positifs (respectivement : OR = 10,9 IC95 % [5,08;23,5] et OR = 10,2 IC95 % [4,74;22,1]). La douleurs/gêne pharyngée était négativement associée au COVID-19 (OR = 0,23 IC95 % [0,11;0,50]. Cependant, le faible taux de réponse des témoins et l'utilisation d'une seule PCR pour le diagnostic peuvent aboutir à de nombreux faux négatifs.


  • 15/04/2020 Contagiosité présymptomatique

Wei WE, Li Z, Chiew CJ, Yong SE, Toh MP, Lee VJ. Presymptomatic Transmission of SARS-CoV-2 - Singapore, January 23-March 16, 2020. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 10 avr 2020;69(14):411‑5.  

Rapport du CDC (Centers for Disease Control and prevention) singapourien faisant suspecter que la contagiosité pré-symptomatique (avant l'apparition des symptômes) durerait de 1 à 3 jours et concernerait 6,4 % des cas locaux.